Publié le 14 février 2017 |
Thomas SIMONIAN – Directeur de la rédaction | @tsimonian
La grippe aviaire continue de faire des dégâts dans le monde agricole. Certains départements de notre région sont en danger … Les Jeunes Républicains du Gers sonnent d’ailleurs la charge par la voix de leur Président afin de mettre en lumière les inquiétudes du terrain.
« Aujourd’hui l’agriculture française va mal ! » (Bastien Porta) / Photo : DR
Dans le Gers, les Jeunes Républicains sont en colère … Depuis la crise de la fameuse grippe aviaire, la situation du monde agricole s’aggrave. Le président départemental du mouvement politique, Bastien Porta, étudiant lui-même dans l’agro-alimentaire, ne veut plus se taire, « l’heure est grave » nous dit-il. « Etant moi-même au sein d’un lycée agricole, j’entends, je vois … Je veux dénoncer l’abandon de tous ces territoires ruraux. On parle des banlieues sans doute à juste titre, mais n’oublions pas les difficultés de nos campagnes ! », scande Bastien Porta. Et de pointer du doigt l’avenir de son propre territoire : « L’agriculture dans le Gers, c’est notre principale force ! Avec la situation actuelle, c’est donc notre département qui se retrouve dans une situation complexe. Nous sommes en souffrance. »
Notre département se retrouve dans une situation complexe. Nous sommes en souffrance
L’inquiètude de Bastien Porta est également politique : « Il y a aujourd’hui ce sentiment dangereux que le FN est le seul parti à parler aux territoires oubliés. Marine Le Pen ne parle pas comme une énarque, elle arrive à s’adresser à eux avec des mots simples. Avec leurs propres mots … Les autres partis, dont le mien bien entendu, doivent se retrousser les manches, et se mettre à écouter les agriculteurs. Il faut travailler avec eux … Ils attendent concrètement un gros coup de main de la part des politiques. Des actions concrètes. Toutes leurs interrogations sont réelles et ne reçoivent pas de réponses de l’actuel gouvernement. Pourtant, une agriculture dynamique est une des chances de la France. » Bastien Porta de conclure un bien pessimiste : « Leur mort sociale est programmée, seuls resteront les plus habiles et les plus performants. » Mais le jeune homme reste bien persuadé que l’action politique passe par la prise en compte des difficultés du monde agricole : « Ils ont besoin de nous. »





